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Edito

Venant de clore notre première partie de la haute saison, nous tenions à remercier tous ceux qui nous ont rendu visite cet hiver, en particulier les groupes qui ont découvert ou redécouvert notre belle mer bleue des Caraïbes. Profitons-en pour vous signaler le lancement de notre ligne de polos "Eté 2011", couleur rose "Stade Français".

Comme nous vous l'avions déjà évoqué dans notre newsletter précédente, la saison des requins-baleines démarre prochainement.

 
Staff Phocea Mexico

Le millésime 2011 s'annonce excellent, car nous avons déjà repéré des spécimens au large d'Isla Contoy. Nous avons hâte de partager cette fabuleuse aventure avec vous !

Autre sujet qui nous tient à coeur, notre partenariat avec Sea Shepherd bat son plein ! Grâce à vous, nous avons reversé 450 euros sur l'ensemble du mois d'avril à cette organisation de protection des animaux marins. Merci pour nous soutenir dans ce combat !

Enfin, n'oubliez pas que vous pouvez nous suivre et apporter vos commentaires via Facebook, notre Blog, ou le ou le livre d’or de notre site internet. Bonne lecture !

Physiologie et prévention : dépistage du F.O.P (Foramen Ovale Perméable)

(Foramen Ovale Perméable

 

Le Foramen Ovale Perméable est un type d'anomalie de la cloison située entre les deux oreillettes du coeur entraînant une communication entre ces deux dernières.

Il est assez fréquemment observé et serait potentiellement impliqué dans diverses maladies, dont la survenue d'accidents vasculaires chez des sujets jeunes.

Il est donc important de pratiquer un dépistage avant toute activité, notamment de plongée.

Le Foramen Ovale est un passage "en chicane" entre les deux constituants principaux de la cloison inter-auriculaire, le septum primum et le septum secundum, faisant communiquer les deux oreillettes.

Il tend à être fermé par une membrane ("la membrane du Foramen Ovale") normalement accolée à l'âge adulte aux deux septums. Parfois, cette fermeture est purement fonctionnelle, maintenue close par la différence de pression régnant dans les oreillettes, plus importante à gauche qu'à droite et pouvant donc se rouvrir en cas d'inversion de la différence de pression.
Cette anomalie est fréquente : elle est retrouvée dans plus d'un quart des cas dans une série autopsique[. L'échocardiographie avec injection de microbulles, technique pratiquée lors du dépistage, détecterait cette anomalie chez une personne sur 6. Cette fréquence est identique chez les deux sexes. La présence d'un FOP reste habituellement sans aucune conséquence.
Embolie paradoxale

Cette particularité anatomique comporte cependant un risque au moins théorique d'embolie paradoxale. Une embolie est dite paradoxale quand son point de départ se situe dans une veine et son point d'arrivée est artériel. Elle n'est possible que par l'existence d'une communication entre le circuit veineux (veines, cœur droit, artères pulmonaires) et le circuit artériel (cœur gauche et artères). En cas de Foramen Ovale Perméable associé à une hyperpression dans l'oreillette droite, une telle communication peut s'établir, chez l'adulte comme chez le nouveau-né, comme décrit plus haut.

Une embolie paradoxale est à craindre tout particulièrement dans deux circonstances :

  • La présence d'une thrombose veineuse (plus connue sous le nom de phlébite) et d'une embolie pulmonaire (lorsqu'un caillot circulant dans le sang va boucher le système artériel irriguant le poumon). L'embolie pulmonaire est responsable d'une augmentation des pressions dans les cavités droites cardiaques favorisant ainsi le passage d'un caillot venant du système veineux par cette communication pour aller emboliser le cerveau, un rein, la rate...
  • La pratique de la plongée sous-marine avec bouteille(s). En effet, lors d'une remontée trop rapide, des micro-embolies gazeuses (azote) peuvent se produire et, en cas de présence de Foramen Ovale Perméable, être également à l'origine d'accidents vasculaires cérébraux (habituellement régressifs). Un même phénomène a pu être évoqué chez les pilotes d'avion volant en haute altitude ou les astronautes. Actuellement, le diagnostic repose essentiellement sur l'échocardiographie.

Précautions à prendre pour la pratique de la plongée professionnelle

L'objet de cet article n'est évidemment pas d'effrayer, mais au contraire d'inciter chacun à la prévention pour une pratique optimale de la plongée, en toute sécurité. Chez les plongeurs, en particulier professionnels, l'intérêt d'un dépistage systématique a été évoqué mais n'est plus retene de façon systématique. Les recommandations actuelles de la Commission Médicale et de Prévention de la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins sont les suivantes (citation):
"En prévention d’accident de décompression, dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas justifié de pratiquer cette recherche de shunt D-G (contamination du sang artériel systémique par du sang veineux) sur l’ensemble de la population des plongeurs. La réalisation de cet examen à la demande insistante de l’intéressé est possible. Il s’agit alors d’un acte de médecine préventive actuellement non pris en charge par l’assurance maladie. Le patient doit être informé des risques de l’examen et de ses conséquences."

En cas de survenue d’accident de décompression, cette commission conseille d'explorer "les accidents de décompression neurologiques, qu'ils soient cérébraux, cochléo-vestibulaires, mixtes cérébro-médullaires ou de diagnostic topographique incertain mais présentant ou ayant présenté une symptomatologie objective." Si la pratique de la plongée (avec bouteille ou scaphandre) n'est donc pas formellement contre-indiquée chez les personnes présentant un Foramen Ovale Perméable, il leur est cependant fortement conseillé de respecter certaines précautions. Celles-ci sont détaillées sur le site de la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins.

Le poulpe, une espèce marine étonnante

Le mot ''poulpe'' vient du grec polypous, qui signifie « plusieurs pieds ». Le mot ''pieuvre'' est quant à lui d'origine plus récente et fut introduit en 1865 dans la langue française par Victor Hugo dans son roman Les Travailleurs de la mer.

Le mot est emprunté du vocabulaire guernesiais de pêcheurs, entendu lors de son séjour sur l'île anglo-normande. Il supplante rapidement le mot poulpe dans l'usage courant. Son succès est tel qu'il est repris en italien avec le mot piovra.

Ces deux appellations ne concernent pas tous les octopodes. En effet, il s'agit d'abord d'une dénomination commerciale et gastronomique, représentée notamment par le poulpe commun qui abonde sur les côtes atlantiques et méditerranéennes.

 

Poulpe

Ainsi, on désigne par ce terme les espèces de la famille des octopodidés, soit la plus grande famille d'octopodes, rassemblant plus de 200 espèces. Les espèces de cette famille ont notamment comme point commun leur mode de vie benthique, c'est-à-dire qu'elles vivent dans les profondeurs marines.

De manière abusive, le terme ''poulpe'' désigne les autres espèces du super-ordre Incirrina puisqu'ils partagent avec la famille Octopodidae certains caractères, hormis leur mode de vie benthique. En revanche, les espèces de l'autre sous-ordre (Cirrina) ne sont donc pas des poulpes car ils possèdent des cirres (barbillons ou tentacules labiaux), une ombrelle et des nageoires. De plus, ils ont un mode de vie pélagique (c'est-à-dire en pleine mer).
Certaines espèces ont une espérance de vie de six mois, alors que la pieuvre géante peut vivre cinq ans si elle ne se reproduit pas. Particularité insolite, la pieuvre a le sang bleu et non rouge comme chez les vertébrés ! Ceci s'explique par l'absence d'hémoglobine, remplacée par l'hémocyanine. Son cœur principal, dit également ''systémique'', est relayé par deux petits cœurs branchiaux qui pompent le sang oxygéné par les branchies.

En termes de reproduction, la copulation des pieuvres peut durer d'une à plusieurs heures. Sécrétées par le pénis interne, les poches de sperme (ou spermatophores) sont acheminées par le siphon vers une gouttière du bras hectocotyle (tentacule qui sert à transférer les spermatozoïdes) qui servira à les introduire dans la cavité palléale de la femelle. Une fois fécondée, la femelle surveille ses œufs pondus en grappes au plafond d'une niche rocheuse. Pendant six semaines, elle les protège, les aère, les nettoie, sans manger. Lorsqu'ils éclosent, elle meurt affaiblie et décharnée, mais pas de faim. En fait, des sécrétions endocriniennes provenant des deux glandes optiques sont la cause d'une mort génétiquement programmée. Si ces glandes sont enlevées par chirurgie, la femelle peut vivre plusieurs mois après sa reproduction, jusqu'à mourir finalement de faim.

Sous ses aspects fragiles, la pieuvre sait toutefois se défendre ! Refoulant l'eau de mer par un siphon, elle peut se propulser pour se mettre hors de portée de ses poursuivants en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire ! Elle prend la fuite en projetant à volonté des nuages d'encre. Celle-ci est secrétée dans l'une de ses poches dite ''poche au noir''. De plus, si l'un de ses bras est sectionné, il peut repousser. Mais la pieuvre recèle d'autres secrets étonnants... Grâce à son homochromie, elle peut changer la couleur de sa peau en fonction de son humeur et de son environnement immédiat !
Avec ses millions de cellules colorées, les chromatophores, elle peut aussi se couvrir à volonté de taches et de petites cornes. Le changement de couleur peut servir de signal, par exemple, pour la très toxique pieuvre aux anneaux bleus. Elle peut prendre l'apparence d'une silhouette comme celle du poisson-lion ou de l'anguille.

La pieuvre fait preuve d'une intelligence étonnante pour un invertébré. On se souvient du succès du défunt et désormais internationalement célèbre Paul le Poulpe lors de la Coupe du Monde de Football 2010 ! Selon ses propriétaires allemands, ce spécimen a pronostiqué avec une réussite de 100% les résultats des matches de l'équipe d'Allemagne (dont la défaite en demi-finale face à l'Espagne !) en ouvrant l'un des deux boîtes représentant les pays et remplies de nourriture. Certes, cette histoire est peut-être davantage un mythe qu'une réalité, mais la réputation intellectuelle du poulpe n'est en tout cas pas usurpée. C'est en effet selon certaines études le deuxième Q.I. des espèces marines ! Les pieuvres seraient capables de mémorisation et d'apprentissage.

Elles possèdent une mémoire, stockée dans leurs nombreux neurones, dont deux-tiers se situent à l’intérieur même de leurs tentacules. Les poulpes de Méditerranée sont sans conteste les plus astucieux car, vivant dans l’environnement relativement hostile de l’Empédocle, volcan sous-marin situé entre la Sicile et la Tunisie, ils ont appris à éviter les éruptions volcaniques et à en tirer parti. En effet, de nombreux crustacés meurent lors de ces éruptions, et les poulpes, qui ont la faculté de ressentir les vibrations émises par le volcan quelques minutes avant, s'enfuient alors pour revenir par la suite déguster les crustacés, qu'ils apprécient. Les filets des pêcheurs qui, chez d’autres espèces, causent des ravages, semblent profiter au poulpe de Méditerranée qui s'accroche au filet pour attendre qu’un ou plusieurs poissons viennent s'y prendre pour les dévorer facilement.
Pour des raisons inexpliquées, il arrive également aux pieuvres de disposer des coquillages ou débris autour de leur habitat. Certains comparent ce comportement à une forme de décoration. L'animal peut entretenir une relation amicale avec l'Homme. Il n'est pas rare que certains poulpes tiennent compagnie et jouent même avec des plongeurs lorsqu'ils sont mis en confiance.

Professionnels : Laissez-vous buller…

Bateau sin limite

 

Ça y est ! Vous avez enfin trouvé votre destination de rêve, et le centre de plongée qui va avec. Vous avez pris contact, puis réservé votre séjour sur mesure. La première journée est synonyme de prise de contact avec le centre local. Si vous avez choisi l’étranger, il y a de fortes chances pour que la structure qui vous accueille soit affiliée à PADI. Si vous êtes certifiés avec la F.F.E.S.S.M, ou tout autre organisation française, vous pouvez connaître d'emblée quelques mésaventures avec le centre choisi.

En effet, souvenez-vous que quels que soient votre niveau et vos prérogatives en France, ceux-ci ne sont a priori reconnus qu'en France. Certes, la double carte CMAS donne une reconnaissance internationale de votre niveau français. Cependant, ce qui définira votre profondeur maximum, votre autonomie, etc. relève non pas de votre niveau de certification ou de PADI, mais bel et bien de la législation du pays ou de la région que vous visitez !
Bien que souvent accusé de vouloir nous faire signer des décharges et de nous imposer des profondeurs, PADI permet tout simplement de respecter les différentes réglementations locales et législations qui régularisent les activités de plongée sous-marine. PADI n'utilise des standards que pour les formations. En aucun cas cette organisation impose des maximas ou des minimas pour les plongeurs certifiés en explo, et encore moins des limites de profondeur ou d’autonomie. En réalité, dans bien des pays, vous serez encadré par un guide local davantage dans un souci de conservation des emplois de la région qu’autre chose.

Quant à la fameuse décharge, qui éveille la méfiance des encadrants quant à leurs responsabilités, elle ne dégage en réalité absolument en rien le centre, les formateurs ou bien les divemasters qui dirigent et encadrent les activités de plongée. Son but est juste d’informer et de faire prendre conscience aux participants des risques relatifs à la plongée. Notez qu'en Europe, un tel document est absolument sans valeur juridique.
Peut-être pensez-vous alors : pourquoi les centres de plongée demandent de signer un document s'il est ''sans valeur'' ? Un centre à l’étranger qui vous demande de remplir cette décharge est certainement beaucoup plus sérieux et donc plus sûr qu’un centre qui ne le ferait pas. Par ce respect des procédures, le centre vous démontre qu’il est respectueux des normes et des standards qui régissent le fonctionnement qu’il doit suivre.
Alors, si vous avez choisi un endroit paradisiaque pour vos prochaines vacances, laissez-vous guidez, et profitez au maximum des connaissances des guides locaux. Ceux-ci ont bien souvent effectué plusieurs centaines voire milliers de plongées sur les sites que vous allez découvrir. Ils sont donc les mieux placés pour vous guider pas à pas et vous faire profiter d'un spectacle grandiose. Ils prendront soin de vous tout au long de votre séjour, afin de vous le rendre le plus agréable possible !

Les cenotes recèlent d'incroyables trésors

Nous vous avions déjà presenté les merveilles que recèlent les désormais fameux cenotes du Yucatan, avec la magie de leurs stalagtites et autres formations minérales. Très récemment, c'est une découverte d'une toute autre ampleur qui vient d'être faite dans l'un des innombrables cenotes de la région. Lors de plusieurs plongées visant à cartographier un nouveau systeme spéleologique fraîchement découvert, une équipe d'exploration constituée d'Alex Atollini, de Franco Alvarez et d'Alberto Nava a trouvé un énorme puits d'une cinquantaine de mètres de profondeur.

 

Les cenotes recèlent d'incroyables trésors

Au fond de ce trou, l'un des membres de l'équipe est resté ébahi devant une surprenante découverte : celle de restes d'animaux, des ossements de mastodontes qui se sont après examen révélés être des espèces à ce jour complètement disparues de la planète !

Enthousiasmés par leur découverte, ils programmèrent alors d'autres plongées au même endroit, en utilisant des propulseurs et du trimix pour relever le défi d'une profondeur importante lors de plongées de plus de 1200 mètres de pénétration.
L'une d'entre elle révéla alors de nouveaux ''trésors'' : la présence d'os de mammouth, mais aussi d'un crâne humain dont la localisation laisse présager un âge de 15.000 à 20.000 ans, période où la fin de l'ère glaciaire aurait conduit à la montée des eaux, dans ces réseaux souterrains jusqu'alors secs, mais aujourd'hui en grande partie immergés.

L'un des explorateurs témoigne : « Trouver ces restes de mastodontes était en soi déjà une victoire, mais rencontrer ce crâne humain était comme la decouverte du graal ! Après avoir passé tellement de temps à porter autant d'équipements à travers la forêt, à poser tant de kilomètres de fil d'ariane. Tout ce travail a donc fini par payer ! C'est la récompense suprême de tout plongeur spéléo enfin atteinte, un moment unique que nous n'oublierons jamais. »
Peu après cette découverte, les explorateurs contactèrent une equipe d'archéologues de l'université du Yucatún à Merida. Après observation des restes, le squelette semble venir de civilisations antérieures aux civilisations Mayas.

Plus les études avancent et plus il semblerait possible que ce squelette soit le plus vieux squelette humain découvert sur l'ensemble du continent américain ! Les généticiens et paléontologues supportaient depuis longtemps la thèse d'un peuplement humain trouvant ses origines en Asie du Nord-Est, il y a de cela 15.000 à 20.000 ans. La datation de ces restes doit encore être affinée, mais associés à ceux des animaux alentours, ils fourniront à coup sûr des éléments de connaissance de l'histoire du continent. En tout cas, celle-ci a commencé bien avant Christophe Colomb !
La quantité de réseaux souterrains immergés inexplorés dans la péninsule (à peine 20% auraient été visités d'après les géologues...) promet de nombreuses découvertes dans les années à venir.

A mesure que les techniques et la science avancent… l'exploration continue !


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